À L'INITIATIVE DU CONSULAT GENERAL DE COTE D'IVOIRE A MILAN, EN PARTENARIAT AVEC LES ORGANISATEURS D'EUROCHOCOLATE 2026 ET LE CONSEIL DU CAFE-CACAO DE COTE D'IVOIRE, LA COTE D'IVOIRE SERA OFFICIELLEMENT PRESENTE AU PRESTIGIEUX SALON DU CHOCOLAT DE PEROUSE.
Jeudi 01 Janvier 2026
UNE VITRINE EXCEPTIONNELLE POUR VALORISER LE SAVOIR-FAIRE IVOIRIEN ET PROMOUVOIR LA QUALITE DE NOTRE CACAO SUR LA SCENE INTERNATIONALE.
Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire occupe une place fondamentale dans l’histoire et l’économie mondiale du chocolat. Pourtant, son immense potentiel culturel, touristique et industriel mérite encore d’être davantage valorisé sur la scène internationale. Le choix de la Côte d’Ivoire comme pays invité spécial (« Special Guest ») d’Eurochocolate 2026 traduit donc une ambition qui dépasse largement le cadre d’une simple participation à un festival. Nous souhaitons mettre à l’honneur les producteurs ivoiriens, leurs traditions, leur savoir-faire et les entreprises qui contribuent à la transformation du cacao.
Si Pérouse a su construire une renommée internationale autour du chocolat, pourquoi la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, ne pourrait-elle pas nourrir une ambition comparable ?
La réponse est évidente : la Côte d’Ivoire possède tous les atouts pour relever ce défi. Forte de son leadership mondial dans la production de cacao, de la richesse de son terroir et du savoir-faire de ses producteurs, elle dispose d’un potentiel considérable pour développer une véritable industrie chocolatière, renforcer la transformation locale et faire émerger une identité internationale autour du chocolat. L’enjeu consiste désormais à transformer cette richesse agricole en un puissant levier de développement économique, industriel, culturel et touristique. C’est dans cette perspective que s’inscrit la 32ᵉ édition d’Eurochocolate, qui se tiendra du 13 au 22 novembre 2026 à Pérouse, en Italie. Placé sous le thème évocateur « Fate Dolci » (« Faites des douceurs »), cet événement international célébrera pendant dix jours le chocolat sous toutes ses formes, en associant gastronomie, créativité, traditions et rencontres entre les cultures. Cette édition revêtira une dimension toute particulière avec la participation de la Côte d’Ivoire en qualité de pays invité spécial. Une présence hautement symbolique qui permettra de mettre à l’honneur l’excellence du cacao ivoirien, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration entre le premier pays producteur de cacao et l’une des grandes nations européennes du chocolat. Au-delà de sa dimension festive, cette participation traduit une ambition stratégique : faire d’Eurochocolate une passerelle durable entre les pays producteurs de cacao et les grandes industries chocolatières internationales. Il s’agit de favoriser les échanges de savoir-faire, le transfert de technologies, les investissements productifs et la création de partenariats susceptibles d’accompagner le développement d’une industrie locale de transformation à forte valeur ajoutée. L’expérience de Pérouse démontre qu’une ville peut bâtir une véritable identité économique, culturelle et touristique autour du chocolat. Cette réussite constitue une source d’inspiration pour la Côte d’Ivoire, qui pourrait, à son tour, valoriser son patrimoine cacaoyer à travers des initiatives industrielles, des événements internationaux, des circuits touristiques et la promotion de marques chocolatières ivoiriennes. C’est tout le sens de notre engagement : contribuer à faire évoluer la place de la Côte d’Ivoire dans la chaîne de valeur internationale, en encourageant une coopération concrète avec l’Italie, fondée sur la complémentarité des compétences, l’innovation et le développement de projets structurants. Notre conviction est profonde : la Côte d’Ivoire ne doit pas seulement être reconnue comme la terre qui fournit au monde une grande partie de son cacao. Elle doit également pouvoir devenir une terre d’excellence chocolatière, capable de trans former, d’innover, de créer ses propres marques et de rayonner sur les marchés internationaux. Ainsi, Eurochocolate 2026 pourrait marquer bien davantage qu’une participation prestigieuse à un festival international. Cette édition a vocation à poser les premiers jalons d’une coopération ambitieuse et durable entre la Côte d’Ivoire et l’Italie, dans laquelle le cacao et le chocolat deviendraient des moteurs de développement économique, de rapprochement culturel et de rayonnement international. Car si Pérouse a réussi à faire du chocolat une signature mondialement reconnue, la Côte d’Ivoire possède, elle aussi, les ressources, le talent et la légitimité pour écrire sa propre histoire dans l’univers du chocolat. Il reste désormais à transformer ce potentiel en une ambition collective, puis cette ambition en réalisations concrètes.
Vous avez effectué une mission en Côte d’Ivoire en juin 2026. Qu’est-ce qui vous a particulièrement marqué lors de ce séjour, notamment dans vos rencontres avec les autorités et les acteurs de la filière cacao ?
Tout a commencé par une rencontre qui allait donner une nouvelle dimension à notre aventure. En avril 2026, Son Excellence l’Ambassadeur André Philippe Gauze, consul général de Côte d’Ivoire à Milan, est venu visiter notre musée du chocolat à Pérouse. Visiblement émerveillé par ce qu’il découvrait, il a immédiatement perçu les possibilités qu’une telle expérience pourrait offrir à son pays, premier producteur mondial de cacao. Convaincu de l’intérêt de notre démarche, il en a parlé à M. Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, également président du Conseil régional du HautSassandra. C’est ainsi que, grâce à cette initiative diplomatique et à l’invitation du ministre Mamadou Touré, j’ai eu le privilège de me rendre en Côte d’Ivoire en juin 2026. Ce voyage restera pour moi une expérience exceptionnelle, tant sur le plan humain que professionnel. Pour quelqu’un qui a consacré une grande partie de sa vie à promouvoir le chocolat, découvrir la terre où naît une part essentielle du cacao mondial représente une émotion difficile à décrire.
le sentiment de remonter aux origines mêmes du chocolat. Cette expérience a renforcé ma conviction que les pays producteurs, et particulièrement la Côte d’Ivoire, doivent bénéficier d’une plus grande reconnaissance et d’une part plus importante de la richesse générée par cette filière. Mon séjour a également été marqué par la qualité de l’accueil et l’intérêt manifesté par les autorités ivoiriennes pour les perspectives de coopération avec Eurochocolate. Je tiens à remercier chaleureusement M. Mamadou Touré, dont l’invitation et l’engagement ont rendu possible cette immersion dans le Haut-Sassandra. Je souhaite également exprimer ma gratitude à M. Bruno Koné, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, ainsi qu’à Mme Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie, qui m’ont accordé des audiences particulièrement enrichissantes.
Mes remerciements vont également à M. Yves Brahima Koné, directeur général du Conseil du Café-Cacao, qui a accueilli favorablement notre initiative et dont l’engagement a permis d’associer son institution à Eurochocolate 2026, notamment à travers la participation de ses équipes. Je n’oublie naturellement pas Son Excellence André Philippe Gauze, Amassadeur consul général de Côte d’Ivoire à Milan, dont la vision et l’engagement ont été à l’origine de ce rapprochement entre Eurochocolate et la Côte d’Ivoire. Ce qui devait être au départ une simple rencontre autour du chocolat s’est progressivement transformé en une véritable aventure humaine, culturelle et économique. Je suis revenu de Côte d’Ivoire avec une conviction encore plus forte : ce pays ne possède pas seulement une richesse agricole exceptionnelle. Il dispose également du potentiel humain, culturel et industriel nécessaire pour devenir une grande nation du chocolat. Notre ambition est désormais de faire en sorte que cette rencontre débouche sur des initiatives concrètes, capables de rapprocher durablement les acteurs ivoiriens et italiens et de contribuer à une meilleure valorisation du cacao ivoirien.